
Aujourd'hui je travaille la gravure entre trois lieux, trois ateliers sur Paris. Entre l'atelier du Musée du Carnavalet, celui du Petit Palais et l'atelier Contrepoint.
Les ateliers ont chacun leur "âme", une identité propre. Et j'aime passer de l'un à l'autre, ne pas me laisser enfermer dans une école particulière ou une approche systématique des choses.
Je crois que l'on invente dans la solitude "absolue". Même si les échanges sont fondamentaux aussi. Et je recherche aussi cette solitude, dans l'expérience de la relativité des "écoles" - j'aime confronter les dogmatismes pour les annuler. Je respire dans cet espace de liberté, vierge.
J'apprends toujours et encore. Quand j'invente c'est un pur bonheur. Je rêve du temps où je pourrai m'y consacrer complètement. Et avoir mon atelier.
En attendant je profite pleinement de cette longue phase d'apprentissage. Je me donne ces années pour goûter ce plaisir de la formation. Travailler en même temps, en tant que salariée, me donne une grande liberté sur le fonds. Je n'ai pas de contraintes de production. Je peux "chercher" en toute liberté.