
L'appel du voyage
Je sens les cornes de brume qui résonnent,
Le souffle dans les conques,
S'engouffrer, tourbillonner jusqu'au cœur.
Appel du voyage,
Souffle du départ,
Comme une marée impérieuse
Qui monte en l'être,
Des pieds à la tête,
De haut en bas,
De bas en haut.
De part en part.
Ce souffle que les marins connaissent
Qui brouille conscience et sommeil.
Une force souffle à travers moi,
Comme si mes ancêtres,
Tous ensembles, soufflaient à travers moi,
Comme un seul et même souffleur de verre
Comme un seul et même souffleur de rêve.
Où est l'envers ?
Où est l'endroit ?
Qui, au bout de la tige incandescente,
Fait émerger, par magie, une forme ?
Et du feu façonne une féerie de verre,
Infinie ?
L'esprit de l'Océan souffle ses sortilèges
Forme à venir